Plateformes de recherche

Biomarqueurs et cibles thérapeutiques

Direction: Andréa LeBlanc (Ph. D.)

Cochercheurs/collaborateurs : Frédéric Calon (Ph. D.), Sébastien Hébert (Ph. D.), Nicole Leclerc (Ph. D.), Edith Hamel (Ph. D.), Stephen Cunnane (Ph. D.)

L’équipe du groupe ‘biomarqueurs et cibles thérapeutiques’ fournit des matériaux biologiques aux chercheurs intéressés à découvrir de nouveaux mécanismes moléculaires et cibles thérapeutiques et à établir un pronostic moléculaire de la maladie Alzheimer. Ces découvertes permettront peut-être aussi de développer de nouveaux médicaments pouvant ralentir la progression ou même de guérir la maladie.


Marqueurs cognitifs et neuropsychiatriques

Direction : Sylvie Belleville (Ph. D.) et Carol Hudon (Ph. D.)

Cochercheurs/collaborateurs : Howard Chertkow (M.D.), Stéphane Poulin (M.D.)

Des études récentes suggèrent que le développement de la maladie d’Alzheimer débute de 5 à 15 ans avant l’apparition des troubles de la mémoire, du langage et du jugement. Un des défis de la recherche est de diagnostiquer la maladie le plus tôt possible car lorsque les troubles cognitifs sont trop importants, les traitements sont moins efficaces. L’objectif du groupe ‘Cognition’ est de mettre en place une batterie de tests et de questionnaires qui auront la capacité de prédire, chez une personne n’ayant aucun ou de légers symptômes, si elle développera la maladie d’Alzheimer quelques années plus tard. Pour ce faire, les chercheurs du groupe ‘Cognition’ utiliseront des outils qui évaluent le fonctionnement cognitif (ex., mémoire, langage), la perception d’un déclin cognitif et certains symptômes psychiatriques (ex., dépression, anxiété).


Neuroimagerie

Direction : Simon Duchesne (eng., Ph. D.)

Cochercheurs/collaborateurs :Jean-Paul Soucy (M.D.), Julien Doyon (Ph. D.)

La neuroimagerie est une technique bien établie et reconnue pour établir le diagnostic de la maladie d’Alzheimer et pour faciliter un prognostic chez les individus avec des troubles cognitifs légers. Dans son projet, le CIMA-Q vise à établir l’utilité de la neuroimagerie à détecter les signes encore plus précoces et/ou les facteurs de risque associés à l’Alzheimer chez des individus ayant des plaintes cognitives subjectives, qui sont souvent les premières manifestations de la démence.

À ces fins, le Consortium a mis en place une plateforme de neuroimagerie, impliquant sept sites dédiés à l’imagerie du cerveau par résonance magnétique (IRM) et quatre sites ayant la capacité de mesurer le métabolisme du cerveau par la tomographie par émission de positons (TEP). Les sites sont:

  • Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec (IRM)
  • Centre de recherche de l’Institut universitaire en gériatrie de Montréal (IRM)
  • Montreal Neurological Institute (IRM, TEP)
  • Douglas Mental Health Institute (IRM)
  • Centre hospitalier universitaire de Montréal (IRM, TEP)
  • Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (IRM, TEP)
  • Centre hospitalier universitaire de Québec (IRM, TEP)

La plateforme de neuroimagerie a deux objectifs principaux. Le premier sera d’harmoniser les acquisitions effectuées par IRM et TEP. Ceci implique la création et la validation de protocoles harmonisés, la qualification des différents sites et un contrôle de qualité effectué de façon continue et à chaque site, en utilisant un fantôme géométrique et un fantôme humain unique. Ces étapes sont nécessaires afin de standardiser les données provenant des différents sites. Le deuxième objectif consiste à faire l’acquisition d’images cérébrales de sujets participant à l’étude du CIMA-Q. Nous espérons acquérir des données IRM pour 75 individus avec des plaintes cognitives subjectives, 25 individus avec des troubles cognitifs légers, 25 individus atteints de la maladie d’Alzheimer et 25 individus contrôles. De plus, nous planifions faire l’acquisition d’images cérébrales de 35 individus par la TEP en utilisant le fluoro-deoxyglucose.

Toutes les données seront inspectées afin de valider leur qualité et leur intégrité. Ces données seront ensuite centralisées dans la banque de donnée du CIMA-Q afin de les rendre disponible aux chercheurs québécois et les autres membres du Consortium. Nous sommes aussi en partenariat avec une jeune entreprise émanant des Universités McGill et Laval, True Positive Medical Devices Inc., afin d’obtenir des données volumétriques de façon automatisée.

Nous espérons que ces données de haute qualité permettront aux chercheurs d’effectuer des analyses multi-modales, en les combinant avec les marqueurs de neuro-psychologie et biochimiques pour développer des outils permettant le diagnostic précoce de la maladie, là où les interventions ont le plus de chance de réussir.

 


Protection et facteurs de risque

Direction : Pierrette Gaudreau (Ph. D.)

Cochercheurs/collaborateurs : Rebecca Fuhrer (Ph. D.), John Breitner (M.D.)

Il a été proposé que la maladie d’Alzheimer se développe quand l’accumulation des facteurs de risque surpasse la capacité d’autoréparation du cerveau. Bien que l’âge soit le meilleur prédicteur de la maladie, plusieurs autres facteurs, préventifs ou aggravants, ont été identifiés. Les comorbidités, ou la présence de maladies autres que l’Alzheimer, comme les maladies cardio-vasculaires, le diabètes de type 2, l’hypertension, un cholestérol élevé, les accidents vasculaires cérébral ou les mini-AVC, les conditions inflammatoires chroniques et les épisodes de dépression clinique ont été associés à un déclin cognitif accéléré et à la démence. En contre partie, il y de plus en plus d’évidences suggérant que certaines habitudes de vie ont un effet positif sur les fonctions cérébrales et qu’elles pourraient retarder ou empêcher l’apparition de la maladie. Parmi celles-ci, le niveau d’éducation, l’activité physique, la diète, l’engagement social et la stimulation cognitive sont tous des facteurs préventifs de la maladie.

 


Cohortes clinique et populationnelle

Direction : Pierrette Gaudreau (Ph. D), Serge Gauthier (M.D.) et Marie-Jeanne Kergoat (M.D.)

Cochercheurs/collaborateurs : Juan-Manuel Villanpando (Ph. D.), Louis Verret (M.D.) et Howard Chertkow (M.D.)

La cohorte CIMA-Q

Le projet du CIMA-Q implique l’étude longitudinale (sur plusieurs années) d’environ 350 personnes âgées de 65 ans ou plus à des stades différents d’évolution de problèmes des fonctions cérébrales (ex. mémoire, orientation, langage, attention, ou autre). Donc, des participants cognitivement sains, des personnes ayant des troubles subjectifs de la cognition, des personnes avec des troubles cognitifs légers et des personnes atteintes de démence de type Alzheimer seront étudiés pendant plusieurs années afin de mieux caractériser l’évolution des problèmes de la mémoire et la progression de la maladie d’Alzheimer.

Des participants provenant de la communauté, des cliniques de la mémoire à travers le Québec et de la cohorte NuAge seront recrutés. La cohorte populationnelle NuAge regroupe des sujets bien caractérisés qui n’avaient pas de problèmes de cognition à leur recrutement en 2004-2005 et qui ont été suivis pendant plusieurs années.

Des informations dans plusieurs sphères de la santé, telle que la neuroimagerie, la neuropsychologie et la biologie, seront recueillies afin d’identifier les biomarqueurs pertinents et précoces de la maladie d’Alzheimer.

La contribution des participants

La cohorte est l’épine dorsale de l’initiative du CIMA–Q et c’est pourquoi les participants sont essentiels à cette étude. En tant que participant, vous contribuerez à faire avancer les connaissances au sujet des problèmes de la mémoire et la maladie d’Alzheimer. Vous aurez un impact sur le bien-être des générations futures non seulement au Québec mais à travers le monde.

 


Banque de cerveaux

Direction: Naguib Mechawar (Ph. D.)

L’étude des tissus cérébraux est essentielle pour comprendre les troubles mentaux ou neurologiques. L’accès à ces tissus permet aux chercheurs de découvrir les causes des différentes maladies du cerveau ou de mettre au point des traitements efficaces contre la maladie d’Alzheimer, la dépression, la schizophrénie, etc. La mission première de la Banque de cerveaux Douglas-Bell Canada est de fournir à la communauté scientifique des échantillons cérébraux dont la qualité et la préservation sont optimales pour la recherche. Ceci permet de développer les connaissances scientifiques afin de traiter, guérir et prévenir les maladies et les troubles du cerveau.

La Banque de cerveaux Douglas-Bell Canada fut créée en 1980, ce qui en fait la plus ancienne banque de cerveaux au Canada. Il s’agit d’ailleurs de la seule banque de cerveaux au pays qui soit pleinement opérationnelle, avec plus de 3000 spécimens bien caractérisés. La Banque de cerveaux Douglas-Bell Canada est fière de se joindre au projet du CIMA-Q et de contribuer à l’essor de la recherche sur la maladie d’Alzheimer au Québec.


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